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Produits cosmétiques les plus vendus en Belgique : classement 2026

Soins de la peau et maquillage représentent 43,6 % des cosmétiques importés en Belgique en 2025. Classement des catégories, poids des enseignes, marques distributeur et tendances 2026, avec des chiffres sourcés.
Par Mohamed El Hjouji, fondateur de Carmel Cosmetics Labs ·
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Allée de droguerie bruxelloise présentant les produits cosmétiques les plus vendus en Belgique
Sommaire

    Les produits cosmétiques les plus vendus en Belgique sont les soins de la peau et le maquillage : ce groupe représente 43,6 % des 2,89 milliards de dollars de cosmétiques importés par le pays en 2025 (UN Comtrade). Viennent ensuite les parfums (18,9 %), les déodorants et produits de bain (14 %), puis les soins capillaires (11,1 %).

    L’essentiel en bref

    • Soins et maquillage en tête : 1 258,5 M$ importés en 2025 (code SH 3304), et les soins de la peau restent la première catégorie du marché selon Euromonitor.
    • Parfums en forte hausse : +15,4 % d’importations entre 2024 et 2025, la progression la plus rapide des six familles étudiées.
    • Supermarchés en premier, puis drogueries (Kruidvat, Di), pharmacies et e-commerce, qui gagne des parts sous l’influence des réseaux sociaux.
    • Marques distributeur : 40,3 % des ventes alimentaires et droguerie en valeur en 2025 (PLMA), mais les marques nationales dominent encore la cosmétique.
    • Étiquetage par région : la fonction et le mode d’emploi doivent figurer en français, en néerlandais ou en allemand selon la région de vente.

    Méthode : faute de classement public des ventes par catégorie, nous croisons les importations déclarées par la Belgique à UN Comtrade (extraction du 17 octobre 2026, dollars courants), la synthèse d’Euromonitor International, le rapport 2026 de la PLMA et les données des enseignes. Les importations donnent un ordre de grandeur, pas la consommation exacte.

    Quels sont les produits cosmétiques les plus vendus en Belgique ?

    Les soins de la peau, le maquillage et les solaires forment de loin la première famille de produits cosmétiques vendus en Belgique, avec 1 258,5 millions de dollars importés en 2025. Le code SH (Système harmonisé) est la nomenclature douanière internationale qui classe chaque marchandise ; le code 3304 regroupe les crèmes, sérums, protections solaires, produits pour les yeux, les lèvres et les ongles.

    RangCatégorieCode SHImportations 2025 (M$)PartÉvolution 2024-2025
    1Soins de la peau, maquillage, solaires, manucure33041 258,543,6 %+1,9 %
    2Parfums et eaux de toilette3303546,818,9 %+15,4 %
    3Déodorants, rasage, produits pour le bain3307404,414,0 %+8,5 %
    4Soins capillaires (shampooings, colorations, laques)3305320,211,1 %+12,7 %
    5Savons et produits lavants pour la peau3401233,58,1 %+13,4 %
    6Hygiène bucco-dentaire3306125,34,3 %+0,9 %
    Total2 888,7100 %+7,1 %

    Ce classement rejoint la lecture d’Euromonitor International : les soins de la peau consolident leur première place, tandis que le maquillage porte la croissance. Attention toutefois : sur ces six codes, la Belgique a exporté 3 175,6 M$ en 2025, plus qu’elle n’a importé, car une partie des flux transite par le pays avant d’être réexpédiée. Pour comparer avec un marché voisin, consultez notre classement des cosmétiques les plus vendus en France.

    Pourquoi les soins de la peau dominent-ils le marché cosmétique belge ?

    Les soins de la peau dominent parce que la demande se déplace vers une dermocosmétique accessible, vendue hors des seules pharmacies. Selon Euromonitor International, le regain de confiance des consommateurs soutient à la fois la dermocosmétique premium et une offre de masse plus travaillée, et CeraVe tire le segment de la dermocosmétique grand public.

    La dermocosmétique désigne des soins formulés pour les peaux sensibles, conçus avec une approche dermatologique et longtemps réservés à la pharmacie. En Belgique, ces références gagnent désormais les drogueries et l’e-commerce.

    Autre signal : les soins et le maquillage importés de Corée du Sud sont passés de 16,9 M$ en 2023 à 30,5 M$ en 2025 (UN Comtrade), soit +81 % en deux ans. La K-beauty élargit ainsi le rayon soin au-delà des marques européennes historiques. Pour voir quelles références portent ce mouvement, lisez notre analyse sur les dix dermocosmétiques les plus vendus en Europe.

    Où les Belges achètent-ils leurs cosmétiques ?

    Les supermarchés restent le premier circuit de vente des cosmétiques en Belgique, devant les drogueries, les pharmacies, les parfumeries et l’e-commerce. Euromonitor International souligne le leadership de la grande distribution, mais aussi la croissance rapide des magasins santé-beauté et des plateformes en ligne portées par les réseaux sociaux.

    CircuitEnseignes ou acteursRepère chiffréCe qui s’y vend le plus
    Grande distributionDelhaize, Colruyt, Carrefour, Aldi, LidlPremier circuit (Euromonitor)Hygiène, capillaires, soins du quotidien, MDD
    Drogueries santé-beautéKruidvat, DiKruidvat : plus de 300 magasins ; Di : une centaine de points de vente en BelgiqueMaquillage, soins visage, dermo accessible, K-beauty
    Pharmacies et parapharmaciesOfficines indépendantes et groupements4 951 pharmacies, dont 4 658 ouvertes au public (SIRIUS Insight)Dermocosmétique, solaires, soins pour peaux sensibles
    Parfumeries et distribution sélectiveICI Paris XL, Sephora (depuis juin 2026)Premier Sephora belge ouvert le 25 juin 2026Parfums, maquillage et soins de prestige
    E-commercePure players et sites des enseignesPart en hausse (Euromonitor)Soins viraux, K-beauty, réassort

    Les drogueries jouent un rôle central. Kruidvat revendique plus de 3 500 employés et plus de 300 magasins en Belgique, avec une moyenne de dix ouvertures par an, d’après Kruidvat (communiqué du 14 août 2025). Di, recentrée sur la beauté depuis 2016, est surtout implantée à Bruxelles et en Wallonie. La parapharmacie désigne, elle, les produits de santé et de beauté vendus sans ordonnance, en officine ou dans des espaces dédiés.

    La distribution sélective bouge aussi : Sephora a ouvert son premier magasin belge le 25 juin 2026 au Docks Bruxsel, sur plus de 270 m² et avec plus de 90 marques, selon Paris Match Belgique.

    Quelle place pour les marques distributeur dans les cosmétiques en Belgique ?

    Les marques distributeur pèsent lourd en Belgique, avec 40,3 % des ventes en valeur et 56,7 % en volume en 2025, mais elles restent minoritaires en cosmétique. Ces chiffres du rapport 2026 de la PLMA, issus des panels NielsenIQ, couvrent l’ensemble des produits de grande consommation et non la seule beauté.

    Une marque de distributeur (MDD) est une marque qui appartient à l’enseigne qui la vend, et non au fabricant qui la produit. La PLMA précise que les marques nationales dominent encore les catégories où l’innovation et l’attachement émotionnel comptent, dont la cosmétique, et que ce constat vaut particulièrement pour la Belgique.

    En 2025, les ventes en euros des marques nationales ont progressé de 4,2 % en Belgique, contre 2,8 % pour les MDD, sur un panel de 23,9 milliards d’euros.

    Pour une enseigne, l’enjeu est donc de proposer des MDD qui rivalisent sur la texture, la tolérance et l’emballage. Voyez les critères des acheteurs pour choisir un fabricant MDD, ainsi que notre explication de la différence entre marque blanche et marque de distributeur.

    D’où viennent les cosmétiques vendus en Belgique ?

    La France est le premier fournisseur de soins et de maquillage de la Belgique, avec 286,1 M$ en 2025, devant les Pays-Bas et l’Italie. Ces trois pays concentrent plus de la moitié des importations du code 3304.

    Pays fournisseurSoins et maquillage importés en 2025 (M$, SH 3304)
    France286,1
    Pays-Bas232,1
    Italie154,0
    Allemagne79,5
    Royaume-Uni76,0
    États-Unis55,3
    Chine38,0
    Corée du Sud30,5
    Espagne29,5
    Maroc2,35

    La part du Maroc reste modeste : 2,35 M$ de soins et de maquillage et 0,52 M$ de parfums vendus à la Belgique en 2025. La marge de progression existe donc sur un marché en partie francophone et proche. Vue d’ensemble dans notre classement 2025 des exportations cosmétiques marocaines vers l’Europe.

    Quelles sont les tendances cosmétiques en Belgique en 2026 ?

    Les tendances cosmétiques en Belgique en 2026 sont la dermocosmétique accessible, la K-beauty, la montée du parfum et la transparence sur les ingrédients.

    • La dermocosmétique de masse : des soins à l’approche dermatologique vendus en droguerie et en ligne, plus seulement en pharmacie (Euromonitor).
    • La K-beauty : +81 % d’importations coréennes de soins et de maquillage entre 2023 et 2025 (UN Comtrade).
    • Le parfum : +15,4 % d’importations en 2025, une famille qui profite aussi de l’arrivée de Sephora.
    • La protection solaire et la transparence : Detic, la fédération belge du secteur, a mené en 2025 des campagnes « Soleil malin » et de promotion de l’application COSMILE Europe, qui ont touché plus de 500 000 consommateurs selon son rapport d’activités 2025 de Detic.

    Detic est l’association qui représente le secteur cosmétique en Belgique et au Luxembourg ; ses membres couvrent plus de 90 % du marché belge en volume, selon belgiancosmetics.be.

    Que faut-il prévoir pour vendre des cosmétiques en Belgique ?

    Pour vendre des cosmétiques en Belgique, il faut un produit conforme au règlement (CE) n° 1223/2009, notifié sur le portail CPNP et étiqueté dans la langue de la région de vente. Le CPNP (Cosmetic Products Notification Portal) est le portail européen où chaque produit est déclaré avant sa mise sur le marché.

    1. Choisir son circuit : chacun impose ses formats, son prix et son niveau de preuve.
    2. Constituer le dossier : rapport de sécurité et dossier d’information produit (DIP), le dossier technique tenu à la disposition des autorités.
    3. Notifier le produit sur le CPNP avant la première vente, y compris toute traduction de l’étiquette, précise le SPF Santé publique.
    4. Adapter l’étiquette à la région de vente (voir le tableau ci-dessous).
    5. Préparer la cosmétovigilance : signaler sans délai les effets indésirables graves au SPF.
    Région de venteLangue obligatoire pour la fonction et le mode d’emploi
    Bruxelles-CapitaleFrançais et néerlandais
    FlandreNéerlandais
    WallonieFrançais
    Belgique germanophoneAllemand

    Source : SPF Santé publique, page mise à jour le 22 juin 2026. Pour l’ensemble des exigences européennes, consultez notre guide des normes à respecter pour exporter des cosmétiques vers l’Europe, et notre accompagnement réglementaire et DIP si vous souhaitez déléguer la constitution du dossier.

    Le point de vue du fabricant

    Concevez votre emballage pour le Benelux dès le départ. Prévoyez un étui et une étiquette bilingues français-néerlandais avant la première production : réimprimer après coup coûte plus cher qu’un espace de texte anticipé.

    Choisissez la catégorie avant le circuit. Soins visage et maquillage concentrent la demande, mais aussi la concurrence. Un soin bien ciblé, avec une promesse cosmétique claire et des allégations justifiées, se défend mieux qu’une gamme trop large.

    Chez Carmel Cosmetics Labs, à Agadir, nous fabriquons en marque blanche et en sous-traitance selon les bonnes pratiques de fabrication ISO 22716 et la norme ISO 9001, en conformité avec le règlement (CE) n° 1223/2009. Nous avons accompagné plus de 500 marques dans plus de 35 pays, avec un MOQ accessible.

    Questions fréquentes

    Quel est le produit de beauté le plus vendu en Belgique ?

    Aucune source publique ne désigne un produit unique. Par catégorie, les soins de la peau arrivent en tête selon Euromonitor. Les classements par produit, comme les meilleures ventes des sites marchands, changent chaque mois et reflètent surtout les effets de mode des réseaux sociaux, notamment autour de la K-beauty et des soins viraux.

    Quelle est la taille du marché cosmétique belge ?

    Les panels détaillés d’Euromonitor ou de NielsenIQ sont payants et ne publient pas de total gratuit récent. Le meilleur indicateur ouvert reste le commerce extérieur : 2,89 milliards de dollars de cosmétiques finis importés en 2025, +7,1 % sur un an. Ce chiffre inclut des flux réexportés et ne mesure pas les ventes au détail.

    Les cosmétiques sont-ils moins chers en droguerie qu’en pharmacie en Belgique ?

    Les écarts dépendent des marques et des promotions, et aucune étude publique récente ne compare systématiquement les deux circuits. La tendance observée par Euromonitor est plutôt un rapprochement : la droguerie se dote de soins à l’approche dermatologique, tandis que la pharmacie garde l’avantage du conseil et des références réservées à l’officine.

    Peut-on vendre en Belgique un cosmétique étiqueté uniquement en français ?

    Oui en Wallonie, où le français suffit pour la fonction et le mode d’emploi. En revanche, un produit vendu à Bruxelles doit aussi porter ces mentions en néerlandais, et un produit vendu en Flandre doit les porter en néerlandais. Pour une distribution nationale, une étiquette trilingue évite les retraductions.

    Les marques distributeur progressent-elles dans la beauté en Belgique ?

    Les MDD représentent 40,3 % des ventes de grande consommation en valeur, l’un des taux les plus élevés d’Europe selon la PLMA. Mais en 2025, les marques nationales ont mieux progressé que les MDD en Belgique, et la cosmétique fait partie des catégories où elles dominent encore. L’espace existe pour des MDD bien formulées et bien présentées.

    Conclusion

    Parmi les produits cosmétiques les plus vendus en Belgique, les soins de la peau et le maquillage dominent, le parfum accélère et les drogueries comme l’e-commerce gagnent du terrain. La réussite se joue sur une catégorie bien choisie, une étiquette adaptée à chaque région et une formule à la hauteur des marques nationales.

    Vous préparez une gamme pour le marché belge, en marque propre ou en MDD ? Découvrez notre offre de fabrication en marque blanche et prenez rendez-vous pour demander un devis de fabrication en marque blanche adaptée à votre circuit de distribution.

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    Mohamed El HjoujiFondateur de Carmel Cosmetics Labs

    Mohamed El Hjouji est le fondateur de Carmel Cosmetics Labs, laboratoire cosmétique basé à Agadir (Maroc), certifié ISO 22716 (BPF) et ISO 9001. Spécialisé dans la fabrication en marque blanche et private label, il accompagne plus de 500 marques de beauté dans plus de 35 pays, de la formulation à la production conforme aux réglementations européenne (CE 1223/2009) et américaine (FDA).

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