Services

Vous hésitez entre deux services ?Un chef de projet vous oriente

Catalogue

Explorer tout le catalogue1 000+ formules prêtes à porter votre marque

Soins visageToute la gamme

Sérums, crèmes et soins ciblés, formulés avec vos actifs.

Soins corpsToute la gamme

Hydratation, nutrition et douche : crème, beurre ou huile.

Soins spécifiquesToute la gamme

Solaire, lèvres, soin intime et bucco-dentaire.

Homme, bébé, maquillageToute la gamme

Rasage et barbe, bébé et maman, maquillage.

Secteurs

Toutes les solutions par secteurFormules et formats adaptés à votre métier

Laboratoire

Ressources

Enregistrement AMMPS d’un produit cosmétique au Maroc : guide 2026

De la déclaration de l'établissement au certificat d'enregistrement, en passant par le dépôt au Centre Anti Poison : le guide complet, étape par étape, avec les circulaires, lois et check-lists AMMPS à jour (TARKHISS 2026).
Par Mohamed El Hjouji, fondateur de Carmel Cosmetics Labs ·
Partager
Responsable réglementaire préparant un dossier d'enregistrement de produit cosmétique auprès de l'AMMPS au Maroc
Sommaire

    L’enregistrement AMMPS d’un produit cosmétique est, depuis 2024, le passage obligé de toute marque qui veut vendre légalement au Maroc. La procédure enchaîne trois guichets : la déclaration de l’établissement, le dépôt de la fiche de sécurité au Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc (CAPM), puis l’enregistrement du produit lui-même, aujourd’hui exclusivement en ligne sur la plateforme TARKHISS. Ce guide reprend chaque étape à partir des textes officiels, avec leurs références, les pièces exigées et les pièges que nous rencontrons au laboratoire.

    L’essentiel en bref

    • Trois étapes dans l’ordre : déclaration de l’établissement auprès de l’AMMPS, dépôt de la fiche de sécurité et de la formule au CAPM (accusé de réception avec code CAPM), puis demande de certificat d’enregistrement du produit.
    • Le texte de référence est la circulaire n° 771 D/DMP/18 du 25 octobre 2023 relative à la procédure d’enregistrement des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle (PCHC). Elle remplace la circulaire n° 79 DMP/00 du 29 décembre 2016.
    • Depuis le 31 mars 2026, tout dépôt PCHC passe par TARKHISS, avec paiement électronique. Aucun dépôt papier n’est plus recevable.
    • Le certificat d’enregistrement vaut cinq ans. Le renouvellement se dépose au moins 90 jours avant l’échéance, et l’AMMPS conseille d’anticiper six mois.
    • Les listes de substances (interdites, restreintes, colorants, conservateurs, filtres UV) sont celles des annexes II à VI du Règlement (CE) n° 1223/2009, mises à jour au fur et à mesure.
    • La fabrication locale doit respecter les bonnes pratiques de fabrication (BPF) ou la norme ISO 22716 ; le dossier technique du produit se conserve dix ans après le dernier lot.

    Qui fait quoi : AMMPS, CAPM, ANRAC, OMPIC

    Jusqu’en 2024, la Direction du Médicament et de la Pharmacie (DMP) du ministère de la Santé instruisait les dossiers cosmétiques. La loi n° 10-22, promulguée par le dahir n° 1-23-54 du 12 juillet 2023, a créé l’Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé (AMMPS). Son article 26 précise que toute référence à la DMP dans la réglementation en vigueur « est réputée faite à l’Agence » : les circulaires cosmétiques qui parlent encore de la DMP s’appliquent donc à l’AMMPS. L’arrêté n° 683-25 du 27 octobre 2025 a ensuite inscrit les « produits d’hygiène corporelle et cosmétiques » en tête de la liste des autres produits de santé relevant de l’Agence.

    Organisme Rôle dans la procédure Référence
    AMMPS (Rabat) Reçoit la déclaration de l’établissement, instruit l’enregistrement, délivre le certificat, la mise à jour, le transfert de titularité, l’autorisation d’importation des matières premières et le certificat de vente libre. Suspend ou retire les certificats. Portail : TARKHISS. Loi 10-22 ; circulaire 771 D/DMP/18 ; page PCHC de l’AMMPS
    CAPM (Rabat-Instituts) Reçoit la fiche de sécurité et la formule qualitative et quantitative sous pli confidentiel, délivre l’accusé de réception (code CAPM), centralise la cosmétovigilance et la toxicovigilance. Circulaire 771, art. 3 et annexe D ; page cosmétovigilance du CAPM
    ANRAC Autorise les activités liées au cannabis ; son autorisation est exigée pour déclarer l’établissement et enregistrer tout cosmétique dérivé du cannabis. Loi 13-21 ; circulaire 771, art. 1, 2, 3 et 5
    OMPIC Certificat d’enregistrement du nom de marque, demandé pour les produits fabriqués localement, façonnés à l’étranger ou importés en vrac. Circulaire 771, art. 3
    IMANOR Certifie les BPF cosmétiques selon la norme NM ISO 22716. Règles de certification RGCBPF01

    Pour mémoire, Carmel Cosmetics Labs a déjà traversé ces guichets : le laboratoire a obtenu de l’AMMPS le statut de fabricant, exportateur et distributeur de dispositifs médicaux et l’autorisation de fabriquer et d’exporter des produits à base de cannabis.

    Le cadre juridique : quelles lois, quels décrets, quelles circulaires

    Point important pour comprendre la pratique : il n’existe à ce jour aucune loi ni aucun décret spécifique aux cosmétiques au Maroc. Les circulaires elles-mêmes le disent, en instaurant la procédure « en attendant l’édiction d’une réglementation spécifique à ce domaine ». Le régime repose donc sur une succession de circulaires ministérielles, adossées au code du médicament pour la frontière avec le médicament et à un décret de 2003 pour les redevances.

    Texte Ce qu’il apporte aux cosmétiques
    Loi n° 17-04 portant code du médicament et de la pharmacie (dahir n° 1-06-151 du 22 novembre 2006) Article 2, point 10 : sont des médicaments les produits d’hygiène corporelle et cosmétiques qui renferment une substance à action thérapeutique ou des substances vénéneuses au-delà des doses réglementaires. C’est la ligne de partage entre cosmétique et médicament. Les circulaires cosmétiques excluent ces produits de leur champ.
    Circulaire n° 48 DMP/20 (2012) Premier cadre complet : définition du cosmétique, déclaration des établissements, dossier administratif et technique, validité de cinq ans, étiquetage. Remplacée par la circulaire de 2014.
    Circulaire n° 104 DMP/00 du 23 octobre 2014 Aligne les annexes de substances sur le Règlement (CE) 1223/2009 et la norme NM 03.5.150, institue la commission consultative d’enregistrement (DMP, CAPM, DELM, facultés), fixe la redevance « par gamme » et impose le dépôt de la fiche de sécurité au CAPM. Remplacée en 2016.
    Circulaire n° 79 DMP/00 du 29 décembre 2016 Version intermédiaire, encore citée sur l’accusé de réception du CAPM. Abrogée par l’article 13 de la circulaire 771.
    Circulaire n° 771 D/DMP/18 du 25 octobre 2023 Texte en vigueur. Treize articles et cinq annexes : définitions (référence, gamme, variation majeure), établissements (art. 2), enregistrement (art. 3), certificat (art. 4), comité cannabis (art. 5), transfert (art. 6), mise à jour (art. 7), renouvellement (art. 8), retrait (art. 9), étiquetage (art. 10), matières premières (art. 11), certificat de vente libre (art. 12), délais et sanctions (art. 13).
    Loi n° 10-22 relative à l’AMMPS (dahir n° 1-23-54 du 12 juillet 2023, BO n° 7462 du 4 décembre 2025 pour la version française) Crée l’Agence, lui transfère les missions, les dossiers et le personnel de la DMP ; article 26 sur la substitution de l’Agence à la DMP ; article 10 sur la fixation des tarifs par le conseil d’administration.
    Décret n° 2-23-1055 du 23 juillet 2024 et arrêté n° 683-25 du 27 octobre 2025 Décret d’application de la loi 10-22 ; l’arrêté fixe la liste des « autres produits de santé » et y place en premier les produits d’hygiène corporelle et cosmétiques.
    Décret n° 2-03-699 du 13 novembre 2003 et arrêté conjoint n° 783-06 du 24 avril 2006 Rémunération des services rendus : le certificat d’enregistrement d’un produit cosmétique et d’hygiène corporelle est tarifé 500 dirhams. Aucun tarif plus récent n’a été publié à notre connaissance.
    Circulaire n° 105 du 3 octobre 2025 Rappelle que seuls des produits de santé enregistrés, provenant d’établissements déclarés à l’AMMPS, peuvent circuler dans le circuit légal.
    Note d’information AMMPS du 31 mars 2026 Lancement de TARKHISS pour les PCHC : règles de dépôt, de paiement électronique, de complément, redépôt des dossiers papier 2024-2026, attestations temporaires de dépôt jusqu’au 31 décembre 2026.
    Note d’information AMMPS du 22 mai 2026 (déclaration des établissements des produits de santé) Redépôt sur TARKHISS des déclarations dont l’accusé est antérieur à janvier 2025, mise à jour des déclarations antérieures à 2019, aucun enregistrement traité sans déclaration à jour, annulation de la décision n° 306/SDG/AMMPS du 11 juin 2025.
    Note d’information AMMPS du 17 août 2026 (coffrets) Procédure transitoire, hors TARKHISS, pour l’enregistrement des coffrets de PCHC : dossier généré par le module automatisé, envoi par courriel, paiement par bulletin de versement.
    Règlement (CE) n° 1223/2009 Référentiel des annexes II à VI (substances interdites, restreintes, colorants, conservateurs, filtres UV), applicables au Maroc par renvoi de la circulaire 771.

    Ce régime par circulaires a une conséquence pratique : les formulaires, check-lists et notes publiés par l’AMMPS font foi au quotidien. Les check-lists en vigueur sont datées du 30 janvier 2025 et, pour la déclaration des établissements, du 11 mai 2026. Nous les citons tout au long de ce guide.

    Étape 0 : qualifier votre produit et votre statut

    Avant tout dépôt, trois questions conditionnent la suite.

    Est-ce bien un cosmétique ?

    La circulaire 771 reprend la définition européenne : toute substance ou mélange destiné à être mis en contact avec les parties superficielles du corps humain, les dents ou les muqueuses buccales pour les nettoyer, parfumer, protéger, maintenir en bon état, modifier leur aspect ou corriger les odeurs corporelles. Un produit qui revendique une action thérapeutique bascule dans le médicament (loi 17-04, article 2-10°) et change entièrement de procédure. La dénomination elle-même ne doit pas prêter à confusion avec le nom d’un médicament ou d’une maladie. Nos conseils sur les allégations cosmétiques s’appliquent ici aussi.

    Quelle catégorie et quelle gamme ?

    L’annexe E de la circulaire classe les PCHC en 15 catégories (produits pour la peau, ongles, parfums, capillaires, teintures, déodorants, rasage, épilation, maquillage, coiffants, soins dentaires, additifs pour le bain, désinfectants cutanés, produits naturels, autres). Une « gamme » regroupe des produits de même catégorie d’une même marque ; une « référence » est un produit précis, distingué par sa nuance, son parfum ou sa contenance. L’enregistrement se fait par référence, mais une fiche signalétique peut couvrir toutes les références d’une même gamme, et un kit dont les composants ne se vendent pas séparément s’enregistre sous une seule référence.

    Quel statut pour le produit ?

    Les check-lists distinguent quatre statuts, qui déterminent les pièces à fournir : ImF (importé produit fini), ImV (importé en vrac et conditionné au Maroc), FL (fabriqué localement) et FE (façonné à l’étranger pour une marque marocaine). Une marque qui fait fabriquer son produit par un fabricant cosmétique au Maroc relève du statut FL.

    Étape 1 : déclarer l’établissement auprès de l’AMMPS

    L’article 2 de la circulaire 771 est sans ambiguïté : tout établissement de fabrication, d’importation et d’exportation de PCHC doit faire l’objet d’une déclaration « préalablement à l’enregistrement de leurs produits ». La note AMMPS du 22 mai 2026 ajoute qu’« aucun certificat d’enregistrement ne sera délivré si l’établissement demandeur ne produit préalablement pas sa déclaration valide », et que les établissements titulaires d’un accusé de dépôt antérieur à janvier 2025 doivent redéposer leur déclaration via TARKHISS.

    Qui est concerné ?

    • Les sociétés (SA, SARL, SARL AU, SAS) qui fabriquent, font fabriquer en sous-traitance, importent ou exportent des produits finis, du vrac ou des matières premières.
    • Les coopératives de fabrication et d’exportation. La check-list précise que « l’activité relative à l’importation n’est pas prévue pour les coopératives ».
    • Les établissements qui importent des matières premières destinées à la fabrication de cosmétiques.

    Les pièces du dossier de déclaration

    D’après la check-list AMMPS DE RD-IS-PS/06 du 11 mai 2026 et le formulaire de déclaration :

    1. Le formulaire de déclaration rempli, signé et cacheté par le représentant légal : identification (ICE, sites de fabrication et de stockage), activités, effectif et matériel, objet de la déclaration (initiale, modification, cessation), catégories de produits et personne chargée de la cosmétovigilance.
    2. Le plan architectural signé et cacheté. La check-list avertit que « le sous-sol ne présente pas les conditions appropriées » pour les activités.
    3. La liste du personnel avec nom, prénom, fonction et poste.
    4. Pour les sociétés : les statuts approuvés par le tribunal mentionnant les activités déclarées, l’attestation d’inscription au registre de commerce (modèle 7 actualisé) et la décision désignant le représentant légal. La circulaire 771 demande aussi l’ICE et, le cas échéant, le certificat d’affiliation à la CNSS.
    5. Pour les coopératives : statuts, attestation de dépôt au tribunal ou d’enregistrement au registre local, dernier procès-verbal d’assemblée générale, arrêté de création ou attestation d’approbation de la dénomination.
    6. En cas de sous-traitance : une note indiquant les opérations déléguées et l’établissement délégataire, plus le contrat ou cahier des charges de sous-traitance.
    7. L’autorisation de l’ANRAC pour les produits à base d’extraits de cannabis.
    8. Une déclaration sur l’honneur de l’authenticité des documents.

    Points d’attention

    • Toute modification des éléments déclarés (siège, sites, activités, personne cosmétovigilance) impose une nouvelle déclaration dans un délai d’un mois (circulaire 771, art. 2), accompagnée de la dernière déclaration et du justificatif du changement.
    • La circulaire exige que la fabrication, l’importation, le contrôle qualité, l’évaluation de la sécurité et la détention du stock soient « sous la responsabilité d’un personnel qualifié ». Prévoyez ces fonctions dans l’organigramme avant de déposer.
    • Le dépôt se fait sur TARKHISS, avec un compte créé au nom du représentant de l’établissement.

    Établissements déjà déclarés : ce qu’impose la note du 22 mai 2026

    Beaucoup de sociétés ont été déclarées sous le régime de la DMP et pensent être en règle. La note d’information de l’AMMPS du 22 mai 2026 redistribue les cartes selon la date de votre déclaration :

    Votre situation Ce que demande l’AMMPS
    Accusé de dépôt de la déclaration délivré avant janvier 2025 Redéposer la déclaration sur TARKHISS, en créant un compte et en déposant le dossier complet.
    Dossier reçu, mais pour lequel l’Agence a demandé des compléments Redéposer via TARKHISS avec les compléments, les documents mis à jour intégrés au dossier initial, et le dernier courrier de remarques de l’Agence placé dans le champ « Éléments complémentaires » pour la traçabilité.
    Établissement déclaré avant 2019 Mettre à jour la déclaration et soumettre l’ensemble des pièces justificatives actualisées sur TARKHISS.
    Déclaration octroyée à compter de 2019 Elle reste valable, mais doit être mise à jour à chaque modification de ses éléments constitutifs.
    Demande d’enregistrement avec un accusé de réception délivré à partir du 11 juin 2025 Elle « ne sera traitée qu’après l’obtention préalable de la mise à jour de la déclaration ».
    Accusé de réception d’un dossier de mise à jour obtenu sous la décision n° 306/SDG/AMMPS du 11 juin 2025 Il n’est plus valable : cette décision est annulée.

    La note conclut : « aucun certificat d’enregistrement ne sera délivré si l’établissement demandeur ne produit préalablement pas sa déclaration valide ». Autrement dit, vérifiez la validité de votre déclaration avant d’engager le moindre dossier produit.

    Étape 2 : déposer la fiche de sécurité au Centre Anti Poison

    C’est l’étape la plus souvent oubliée par les porteurs de projet, alors qu’elle est antérieure à l’enregistrement : l’accusé de réception du CAPM est la pièce n° 8 de la check-list d’enregistrement. La logique est celle d’un dépôt de formule confidentiel, qui permet au CAPM de répondre en cas d’intoxication ou d’effet indésirable.

    Ce que vous déposez

    Selon la procédure de dépôt du CAPM et la fiche de sécurité (annexe D de la circulaire 771) :

    • Une fiche de sécurité par produit : dénomination, société marocaine (fabricant, conditionneur ou importateur), statut, catégorie et utilisation, durée de vie, aspect organoleptique, photos des présentations et contenances, et la personne « désignée qualifiée de l’évaluation de la sécurité pour la santé humaine » avec ses coordonnées directes.
    • Les données toxicologiques du produit ou un bulletin d’analyse daté, signé et cacheté.
    • La formule qualitative et quantitative (FQQ), sur une clé USB séparée pour préserver la confidentialité.
    • Une liste Excel des produits déposés et un accusé de réception pré-rempli par produit.

    Les fichiers sont au format PDF, nommés « Société_Produit_FS », « Société_Produit_DT » et « Société_Produit_FQQ », répartis sur deux clés USB (une pour les fiches et données toxicologiques, une pour les formules) glissées dans des enveloppes cachetées. Le dépôt se fait au CAPM, rue Lamfedel Cherkaoui à Rabat-Instituts, les lundi, mercredi et vendredi de 9 h 30 à 12 h. Au-delà de cinq produits, l’accusé se retire une semaine plus tard.

    Ce que vaut l’accusé de réception

    Le modèle d’accusé de réception attribue un « code CAPM » et précise qu’il « ne vaut en aucun cas un certificat d’enregistrement ni une attestation d’innocuité ». Il autorise en revanche une mention utile sur l’emballage : « en cas d’intoxication ou d’effets indésirables, appeler le Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance 7j/7 et 24H/24 aux numéros suivants : 0801000180, 0537686464 ». Les effets indésirables remontés à votre société doivent ensuite être communiqués au centre national de pharmacovigilance sur la fiche jaune de notification.

    Deux précisions. D’abord, tout changement de formule ultérieur donne lieu à une lettre de notification au CAPM, dont l’accusé de dépôt est exigé pour la mise à jour du certificat. Ensuite, la pharmacovigilance et les vigilances des produits de santé sont en cours de transfert vers l’AMMPS, qui publie déjà son propre formulaire de notification d’effet indésirable. La check-list d’enregistrement du 30 janvier 2025 et la circulaire 771 continuent d’exiger le dépôt « auprès du Centre Antipoison » : vérifiez le guichet au moment de votre dépôt.

    Étape 3 : constituer le dossier d’enregistrement du produit

    L’article 3 de la circulaire 771 et la check-list d’enregistrement DE RD CM/01 détaillent un dossier administratif, un dossier technique et une version électronique. Le tableau ci-dessous reprend les pièces administratives selon le statut du produit.

    Pièce ImF ImV FL FE
    1. Lettre de demande signée par le représentant légal, adressée au Directeur de l’AMMPS ✔ ✔ ✔ ✔
    2. Fiche signalétique (annexe C) : identification, sites, formule qualitative, propriétés, utilisations, effets indésirables, précautions, conservation, PAO, pays de commercialisation ✔ ✔ ✔ ✔
    3. Copie de l’attestation de déclaration de la société précisant le type d’activité ✔ ✔ ✔ ✔
    4. Attestation du fabricant autorisant la société marocaine à commercialiser le produit ✔
    5. Maquette du modèle-vente des emballages primaire et secondaire, en français et/ou en arabe, dans sa forme définitive ✔ ✔ ✔ ✔
    6. Photographie couleur recto-verso avec emballage ✔ ✔ ✔ ✔
    7. Notice d’utilisation, le cas échéant ✔ ✔ ✔ ✔
    8. Accusé de réception du CAPM (fiche de sécurité et formule) ✔ ✔ ✔ ✔
    9. Certificat de vente libre ou attestation de mise en vente dans le pays d’origine, visé par l’autorité compétente ✔
    10. Contrat de sous-traitance entre la société marocaine et le fabricant ✔ ✔
    11. Certificat d’enregistrement de la marque à l’OMPIC, le cas échéant ✔ ✔ ✔
    12. Autorisation d’exercice du fabricant dans le pays d’origine ✔ ✔
    13. Certificat BPF ou équivalent (fabrication locale : BPF ou ISO 22716) ✔ ✔ ✔ ✔
    14. Déclaration sur l’honneur légalisée : produit développé selon les normes internationales de qualité, sécurité et efficacité, dossier technique archivé dans l’établissement ✔ ✔ ✔ ✔
    15-16. Renouvellement : déclaration « aucune modification » et copie du certificat ✔ ✔ ✔ ✔
    17-23. Cannabis : autorisation ANRAC, fiche technique et fiche de sécurité de la matière première, bulletins CBD/THC d’un laboratoire reconnu par l’ANRAC, déclaration THC à zéro, étude de stabilité ✔ ✔ ✔ ✔

    S’y ajoutent la version électronique du dossier, générée par le « module automatisé » que l’AMMPS met à disposition, et la quittance de paiement de la rémunération du service rendu.

    Le dossier technique : l’équivalent marocain du DIP

    La circulaire liste les éléments du dossier technique : formule qualitative et quantitative, spécifications physico-chimiques et microbiologiques des matières premières et du produit fini, fiches de données de sécurité des matières premières, méthode de fabrication avec schéma et contrôles en cours, déclaration de conformité aux BPF, méthodes de contrôle du produit fini, études et protocole de stabilité avec durée de validité, description des emballages, attestation d’évaluation de la sécurité pour la santé humaine, preuves de l’effet revendiqué lorsque la nature du produit le justifie, et bulletin d’analyse du fabricant.

    Lorsque ce dossier n’est pas déposé, l’établissement fournit la déclaration sur l’honneur légalisée (pièce 14) et s’engage à l’archiver au moins dix ans après la fabrication du dernier lot. L’AMMPS peut en demander communication à tout moment. Dans la pratique, ce dossier est le même que le dossier d’information produit européen : une marque qui prépare son DIP cosmétique pour l’Europe dispose déjà de l’essentiel.

    BPF et ISO 22716

    La check-list est explicite : « tout établissement ayant le statut de la fabrication locale doit se conformer aux BPF ou à la norme internationale ISO 22716 spécifique aux produits cosmétiques ». Pour le vrac importé et conditionné au Maroc, un certificat BPF ISO 22716 du fabricant est exigé. Le choix du façonnier conditionne donc la recevabilité du dossier : voir notre guide sur la certification ISO 22716 au Maroc et les certifications de Carmel.

    Étape 4 : déposer sur TARKHISS, payer, répondre aux compléments

    Depuis le 31 mars 2026, la plateforme TARKHISS est le seul canal pour les PCHC : déclaration des établissements, enregistrement des produits, certificat de vente libre pour l’export des cosmétiques fabriqués localement et autorisation d’importation des matières premières. La note du 31 mars 2026 fixe les règles de gestion :

    • Un compte au nom du représentant de l’établissement, accessible du lundi au vendredi de 8 h à 16 h.
    • « Aucun dépôt physique, postal ou électronique n’est recevable » en dehors de la plateforme.
    • Le paiement des frais réglementaires, préalable à toute prise en charge, se fait uniquement par voie électronique. Le tarif publié reste celui de l’arrêté conjoint n° 783-06 : 500 dirhams pour le certificat d’enregistrement d’un PCHC.
    • Tout dossier incomplet est rejeté avec indication du motif. Après une demande de complément, vous disposez d’un mois pour déposer les pièces et de trois mois au total pour finaliser, faute de quoi le dossier est rejeté et un nouveau dépôt s’impose.
    • Les dossiers déposés sur papier en 2024, 2025 et 2026 doivent être retirés puis redéposés sur TARKHISS, sans nouveau paiement sur justificatif.
    • Les attestations temporaires de dépôt (ATD) continuent d’être délivrées jusqu’au 31 décembre 2026, sur demande motivée et sous réserve d’un dépôt en ligne.
    • Support : guides, tutoriels et numéro vert 08 00 00 80 19.

    Aucun délai d’instruction n’est inscrit dans les textes. L’AMMPS recommande d’anticiper les démarches six mois avant l’expiration d’un certificat et trois mois avant celle d’une ATD.

    Exception : les coffrets passent par une procédure transitoire

    Les coffrets de produits cosmétiques et d’hygiène corporelle ne se déposent pas sur TARKHISS. La note d’information de l’AMMPS du 17 août 2026 met en place une procédure transitoire, « distincte du circuit de la plateforme numérique TARKHISS », qui concerne exclusivement les demandes d’enregistrement des coffrets :

    1. télécharger et installer l’outil automatisé de constitution des dossiers, disponible sur le site de l’AMMPS, et générer le dossier électronique de demande d’enregistrement du coffret ;
    2. transmettre le dossier généré par courrier électronique à l’adresse [email protected] ;
    3. payer la prestation « selon la modalité antérieurement appliquée », au moyen d’un bulletin de versement, puis valider le paiement via le formulaire de validation prévu à cet effet.

    Tous les autres produits restent gérés sur TARKHISS. Si votre gamme mélange références unitaires et coffrets de fin d’année, prévoyez donc deux circuits de dépôt et deux modes de paiement.

    Étape 5 : vivre avec son certificat d’enregistrement

    Contenu et validité

    Le certificat d’enregistrement (annexe A) est délivré pour une ou plusieurs références d’une même gamme. Il mentionne le titulaire de droit marocain, le commettant, le fabricant et ses sites, le nom commercial et la présentation, la formule qualitative, la catégorie, les conditions de stockage, la PAO, le conditionnement, les dates d’obtention et d’expiration et le numéro de dossier. Il est valable cinq ans, renouvelable.

    Renouvellement quinquennal

    La demande se dépose au moins 90 jours avant l’expiration (circulaire 771, art. 8). Le dossier reprend les pièces administratives, complétées d’une déclaration sur l’honneur attestant que le produit n’a subi aucune modification, et d’une copie du certificat en cours.

    Mise à jour en cas de variation majeure

    Sont des variations majeures (art. 1 et check-list DE RD CM/03) : changement du nom commercial, du commettant, du fabricant, de la composition, de l’emballage primaire ou secondaire, des mentions légales de l’étiquetage, de la durée de conservation ou de la PAO. Le dossier comporte une lettre précisant la variation, la fiche signalétique, le certificat valide, l’accusé de dépôt de la lettre de notification au CAPM en cas de changement de formule, une photographie et une maquette avant/après, et, pour les produits importés, le certificat de vente libre actualisé. Le certificat mis à jour couvre la validité restante. Une modification mineure de l’étiquetage se signale par simple lettre de notification.

    Transfert de titularité

    Le changement de titulaire est soumis à autorisation (check-list DE RD CM/07) : certificat en cours de validité, accord du fabricant, accord du titulaire actuel, déclaration du fabricant attestant que le produit n’a pas changé, liste des produits transférés, et autorisation ANRAC du bénéficiaire pour les produits à base de cannabis.

    Suspension et retrait

    Le certificat est retiré à la demande du titulaire ou lorsque le produit présente un défaut de qualité, de sécurité ou d’efficacité (art. 9). Le ministre peut aussi suspendre provisoirement un certificat ; le titulaire dispose alors de 60 jours pour régulariser, « faute de quoi le retrait prend effet de plein droit » (art. 13). L’AMMPS applique ces pouvoirs : en juillet 2026, elle a suspendu le certificat d’une pâte gingivale avec rappel de tous les lots, et elle a interdit les vernis et gels contenant du TPO, dans le sillage de l’interdiction européenne.

    L’étiquetage exigé au Maroc

    L’article 10 de la circulaire 771 impose neuf mentions sur le récipient et l’emballage, « en caractères indélébiles et apposées de façon apparente », disponibles « en langue arabe et/ou française » :

    1. la dénomination du produit, sans confusion possible avec un médicament ou une maladie ;
    2. le nom ou la raison sociale et l’adresse du fabricant ou du responsable de la mise sur le marché ;
    3. le pays d’origine ;
    4. le contenu nominal en masse ou en volume, sauf emballages de moins de 5 g ou 5 ml, échantillons gratuits et unidoses ;
    5. la date de durabilité minimale, « À utiliser de préférence avant fin… » ou le symbole du sablier ;
    6. pour les produits dont la durabilité dépasse trente mois, la période après ouverture (symbole du pot ouvert avec la durée en mois ou années) ;
    7. les précautions particulières d’emploi, reportées sur une notice ou une étiquette jointe si la place manque ;
    8. le numéro de lot ;
    9. la liste des ingrédients par ordre pondéral décroissant, précédée du mot « ingrédients ».

    La maquette déposée dans le dossier est celle du modèle-vente définitif : la check-list rappelle qu’« aucune modification ne peut être faite sans la validation préalable de l’administration ». Les cosmétiques au cannabis portent des mentions supplémentaires (numéro d’autorisation ANRAC, nom et quantité de la matière utilisée, mention ou logo « produit de cannabis », emplacement du futur numéro d’enregistrement). Pour la cohérence avec vos marchés export, voir nos trois éléments essentiels de l’étiquetage cosmétique.

    Après l’enregistrement : vigilance, matières premières, export

    Cosmétovigilance

    La personne chargée de la cosmétovigilance déclarée dans le formulaire d’établissement est l’interlocutrice des autorités. La circulaire du 9 décembre 2019 sur la toxicovigilance inclut les cosmétiques dans les produits dont les intoxications doivent être notifiées au CAPM, sans délai pour les cas graves et mensuellement pour les autres. Les effets indésirables se déclarent sur la fiche jaune du CAPM ou le formulaire de cosmétovigilance de l’AMMPS.

    Importation des matières premières

    Toute matière première entrant dans une formule fait l’objet d’une autorisation d’importation (AIMP) valable douze mois (art. 11 ; check-list DE RD CM/06) : copie de la déclaration de la société, déclaration sur l’honneur d’usage exclusivement cosmétique, fiches techniques, certificat de conformité ou sanitaire, bulletin d’analyse et liste des matières avec nom scientifique, nom commercial, fournisseur et pays d’origine. La demande se fait aussi sur TARKHISS.

    Certificat de vente libre pour l’export

    L’AMMPS délivre un certificat de vente libre pour tout PCHC enregistré et fabriqué au Maroc, sur demande précisant les pays d’exportation, avec copie du certificat d’enregistrement, engagement qu’aucune modification n’a affecté le dossier et, pour le cannabis, autorisation d’exportation de l’ANRAC (art. 12). C’est le document que réclament les douanes et les distributeurs à l’étranger ; il complète les exigences propres à chaque marché, par exemple celles décrites dans notre guide pour exporter des cosmétiques du Maroc vers l’Europe.

    Cas particuliers : marque blanche, coopératives, cannabis

    Marque blanche et sous-traitance

    Dans un projet de marque blanche cosmétique, deux établissements interviennent : la marque, société de droit marocain qui demande et détient le certificat, et le façonnier, établissement déclaré et conforme aux BPF ou à ISO 22716. Le dossier d’enregistrement comporte le contrat de sous-traitance, le certificat OMPIC de la marque et le certificat BPF du fabricant ; la déclaration d’établissement de la marque mentionne la « fabrication par sous-traitance » avec la note des opérations déléguées. Le dossier technique est en général constitué par le laboratoire, qui détient la formule, les spécifications et les études de stabilité : c’est ce que fait notre laboratoire de formulation pour les marques qu’il accompagne.

    Coopératives

    Les coopératives de fabrication et d’exportation, très présentes dans l’argan, le savon noir ou l’eau de rose, suivent la même logique de déclaration puis d’enregistrement, avec des pièces adaptées à leur statut (arrêté de création, dépôt au tribunal, procès-verbal d’assemblée générale). Elles ne peuvent pas déclarer d’activité d’importation.

    Cosmétiques dérivés du cannabis

    Ils cumulent les exigences de la loi 13-21 et de la circulaire 771 : autorisation ANRAC dès la déclaration de l’établissement, aucune propriété thérapeutique revendiquée, produit fini sans trace de THC prouvée par des bulletins d’analyse d’un laboratoire reconnu par l’ANRAC, étude de stabilité, avis du comité technique consultatif (ministère de la Santé, AMMPS, ministère de l’Intérieur, ANRAC) et étiquetage renforcé.

    Les erreurs qui font rejeter un dossier

    • Déposer l’enregistrement avant que la déclaration de l’établissement soit valide, avec un accusé antérieur à janvier 2025 non redéposé sur TARKHISS, ou avec une déclaration antérieure à 2019 jamais mise à jour.
    • Déposer un coffret sur TARKHISS, ou un produit unitaire par courriel : les deux circuits sont distincts depuis la note du 17 août 2026.
    • Oublier l’accusé de réception du CAPM, ou déposer au CAPM une fiche sans données toxicologiques ni personne qualifiée pour l’évaluation de la sécurité.
    • Fournir une maquette provisoire : l’étiquetage déposé est définitif.
    • Utiliser une dénomination ou une allégation qui évoque un médicament ou une maladie.
    • Choisir un façonnier sans certificat BPF ou ISO 22716.
    • Laisser passer le délai d’un mois pour un complément, ou de 90 jours avant l’expiration pour le renouvellement.
    • Modifier une formule, un emballage ou un fabricant sans déposer la mise à jour du certificat.

    Check-list récapitulative

    Étape Guichet Livrable Référence
    0. Qualification Interne Statut cosmétique confirmé, catégorie annexe E, statut ImF/ImV/FL/FE Circ. 771 art. 1 ; loi 17-04 art. 2-10°
    1. Déclaration de l’établissement AMMPS via TARKHISS Attestation de déclaration Circ. 771 art. 2 ; check-list du 11/05/2026 ; note du 22/05/2026
    2. Fiche de sécurité CAPM Accusé de réception avec code CAPM Circ. 771 art. 3 et annexe D ; procédure CAPM
    3. Dossier Interne / laboratoire Dossier administratif + technique + maquette définitive Circ. 771 art. 3 ; check-list du 30/01/2025
    4. Dépôt et paiement AMMPS via TARKHISS (coffrets : courriel + bulletin de versement) Récépissé, quittance électronique, éventuelle ATD Notes du 31/03/2026 et du 17/08/2026 ; arrêté 783-06
    5. Certificat AMMPS Certificat d’enregistrement 5 ans Circ. 771 art. 4
    6. Vie du produit AMMPS / CAPM Mises à jour, renouvellement à 90 jours, cosmétovigilance, AIMP 12 mois, CLV export Circ. 771 art. 7 à 12 ; circulaire toxicovigilance 2019

    Questions fréquentes sur l’enregistrement AMMPS

    Faut-il enregistrer un produit cosmétique avant de le vendre au Maroc ?

    Oui. La circulaire n° 771 D/DMP/18 du 25 octobre 2023 subordonne la mise sur le marché d’un produit cosmétique et d’hygiène corporelle à l’obtention préalable d’un certificat d’enregistrement, aujourd’hui délivré via l’AMMPS. L’établissement doit lui-même avoir été déclaré au préalable.

    Combien coûte l’enregistrement d’un produit cosmétique au Maroc ?

    Le seul tarif publié est celui de l’arrêté conjoint n° 783-06 du 24 avril 2006, pris en application du décret n° 2-03-699 : 500 dirhams pour le certificat d’enregistrement d’un produit cosmétique et d’hygiène corporelle. Le paiement se fait désormais en ligne sur TARKHISS. Vérifiez le montant affiché par la plateforme au moment du dépôt, car la loi 10-22 donne au conseil d’administration de l’AMMPS le pouvoir de fixer ses tarifs.

    Combien de temps dure l’enregistrement AMMPS ?

    Aucun délai d’instruction n’est fixé par les textes publics. Les seuls délais écrits concernent l’opérateur : un mois pour déposer un complément demandé, trois mois au total pour finaliser un dossier, et un dépôt de renouvellement au moins 90 jours avant l’expiration du certificat. L’AMMPS recommande d’anticiper six mois avant l’échéance.

    Quelle est la durée de validité du certificat d’enregistrement ?

    Cinq ans, renouvelables. Le renouvellement quinquennal reprend le dossier administratif complété d’une déclaration sur l’honneur attestant que le produit n’a subi aucune modification. En cas de mise à jour ou de transfert de titularité, le nouveau certificat couvre la durée de validité restante.

    Que fait exactement le Centre Anti Poison dans la procédure ?

    Le CAPM reçoit, sous pli confidentiel, la fiche de sécurité du produit et sa formule qualitative et quantitative, puis délivre un accusé de réception avec un code CAPM. Cet accusé est une pièce obligatoire du dossier d’enregistrement, mais il ne vaut ni certificat d’enregistrement ni attestation d’innocuité. Il autorise aussi la mention du numéro du CAPM sur l’emballage.

    Une marque qui fait fabriquer en sous-traitance doit-elle se déclarer ?

    L’enregistrement est demandé par une société de droit marocain, titulaire du certificat, et le dossier comporte le contrat de sous-traitance qui la relie au fabricant. Le fabricant, lui, doit être un établissement déclaré et conforme aux BPF ou à la norme ISO 22716. La répartition exacte des rôles entre la marque et le façonnier se fixe au cas par cas avec l’AMMPS, selon qui importe, fabrique ou conditionne.

    Se faire accompagner

    La procédure n’est pas complexe en soi, mais elle est séquentielle, documentaire et désormais entièrement dématérialisée : un dossier technique solide, un façonnier conforme aux BPF et une maquette d’étiquetage définitive évitent la plupart des rejets. Carmel Cosmetics Labs, laboratoire certifié ISO 22716 et ISO 9001 à Agadir, prépare pour les marques qu’il fabrique les éléments du dossier technique et de la fiche de sécurité, et les oriente dans leurs démarches auprès de l’AMMPS et du CAPM. Pour un projet de lancement au Maroc, commencez par notre guide pour créer sa marque de cosmétiques ou réservez une consultation gratuite avec notre équipe réglementaire.

    Ce guide est une synthèse informative établie le 3 octobre 2026 à partir des textes et documents publiés par le ministère de la Santé, l’AMMPS et le CAPM. Il ne remplace ni les textes officiels ni l’avis de l’Agence ou d’un conseil juridique. Les procédures évoluent rapidement depuis le lancement de TARKHISS : vérifiez toujours la dernière version des check-lists sur ammps.gov.ma.

    Références officielles

    Cet article vous a été utile ?

    Partager
    Mohamed El HjoujiFondateur de Carmel Cosmetics Labs

    Mohamed El Hjouji est le fondateur de Carmel Cosmetics Labs, laboratoire cosmétique basé à Agadir (Maroc), certifié ISO 22716 (BPF) et ISO 9001. Spécialisé dans la fabrication en marque blanche et private label, il accompagne plus de 500 marques de beauté dans plus de 35 pays, de la formulation à la production conforme aux réglementations européenne (CE 1223/2009) et américaine (FDA).

    Votre marque, fabriquée par le laboratoire qui écrit ces guides

    Plus de 500 marques dans 35+ pays nous confient leurs formules, aux normes européennes, dans notre usine ISO 22716.

    À lire ensuite